



Le Raid des corsaires, calvaire, ça rime assez bien pour notre équipage.
Au début, tout s'est bien passé.
Arrivée le vendredi dans la journée afin d'être tranquille.
Le samedi, pas beaucoup de vent prévu.
Ça s'annonce assez bien.
Samedi, nous prenons un bon départ dans peu de vent, nous passons dans les 20 premiers la bouée de dégagement.
Nous sommes assez fier de notre départ et du début de ce raid.
Direction, la bouée jaune au fond de la petite baie avant de partir vers la pointe du grouin.
Nous restons au contact des bons équipages pendant un moment dans ce vent asthmatique.
Puis les bords de près commencent et le calvaire aussi.
Nous décidons de rester au contact du groupe principal.
Mais à terre, un C2 remonte vite à l'abri du courant.
Et au large, certains avancent vite...
Que faire?
Nous partons plus à terre et ça marche pas mal.
Mais nous perdons des places alors qu'on rattrape des concurrents proches.
C'est à n'y rien comprendre.
Puis notre barre de liaison casse en 2...
C'est le drame, nous perdons beaucoup de places, et on se pose des questions.
Une partie en Téflon placée au centre fixée au stick nous permet de garder la barre de liaison en 1 morceau, grâce à l'équilibre.
Nous perdons beaucoup de places sur le moment, et nous décidons de nous concentrer pour finir cette manche à une place honorable.
Nous réussissons a maintenir notre place, à peu près.
Et puis, à la 2e porte, réduction de parcours, le vent commence a monter un peu, 7-9 noeuds commencent à faire monter les cata de sport.
J'ai un peu peur pour la barre de liaison, je me dit que ça ne va pas tenir sous spi.
On passe la porte et on envoie le spi, et là, miracle, la barre tient bien et est relativement facile, le Diam3 glisse bien, et on grappille quelques mètres sur les autres concurrents,
Nous nous battrons bien avec quelques autres F18 pendant un moment.
Sur la fin de parcours, la plupart des concurrents ont pris quelques longueurs d'avance, trop pour les rattraper, mais un Cirrus, celui de Vincent Michaux et Arnaud Pelletier, est à quelques mètres devant nous.
Nous les rattrapons, mais la ligne d'arrivée approche.
L'écart à la fin de la manche: 7 petites secondes.
Déçu du résultat mais content par la petite bagarre de la fin de manche, nous sommes quand même contents de ce qu'on a fait avec une barre de liaison cassée en 2.
Dimanche: Gros coup de vent (prévu pour la nuit), plus de la moitié de la flotte est restée à terre pour la manche du matin.
Mais la marée haute est prévue pour le début de la 2nde manche, donc pas facile de faire un choix: soit se mettre à l'eau pour attendre la 2e manche, soit rester à terre et plier bagages
Le choix n'est pas facile pour nous.
Nous avons popé notre barre de liaison au manchon en Téflon en espérant du vent faible comme c'est prévu depuis longtemps.
Mais le vent fort me fait douter.
Nous restons à terre pour la 2nde manche.
En attente de la 3e manche, nous allons voir le passage sous les murailles de st malo des Nacra F20 et divers F18 qui filent à haute vitesse.
La 3e manche approche et le vent ne tombe pas. on décide de ramasser le bateau.
Une demi heure après le départ de la 3e manche, beaucoup de monde est parti.
Mais le vent est tombé et le soleil est revenu.
Cette manche sera raccourcie car pas assez de vent pour la finir.
Nous finissons 51e / 75 F18, c'est un score plus qu'honorable en ayant fait qu'une seule manche sur 3.
Ce fût une belle édition encore une fois, mais la météo capricieuse s'en est mêlée, et nous n'avons pas pu participer à la fête.
Nous reviendrons quand même sur cette belle régate.
A dans 2 ans.
Petite dédicace au Falcon F16 que je découvrais et que j'ai trouvé vraiment sympa comme bateau
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